En janvier 2011, le professeur Sergio Focardi et l'ingénieur Andrea A. Rossi ont montré et testé publiquement un générateur thermique basé sur la fusion froide du nickel et de l'hydrogène vers du cuivre, nommé E-cat (qui signifie « Energy Catalyzers » ou « catalyseur d'énergie »). Une télévision italienne a diffusé cette information.
Dans sa version de base, l'appareil E-cat constitue un module qui consomme 500 W d'électricité et fournit 10 kW thermiques à un circuit d'eau. Cette puissance de base assure un bon équilibre entre la fiabilité, la sécurité et l'efficacité opérationnelle. Il nécessite une recharge et une révision tous les six mois. Les usages prévus sont aussi bien domestiques qu'industriels. Lors de la mise en marche, la température monte à 104 °C en 30 mn, et lors de l'arrêt la production d'énergie diminue et s'arrête en 30 mn environ. Cette innovation est protégée par un brevet.
La première étape industrielle est la réalisation, à Athènes en octobre 2011, d'une production d'un mégawatt thermique par combinaison de 100 modules de base. Un générateur d'électricité est en projet. Le coût de cette production d'électricité serait d'environ 0,01 €/kWh, et pour l'énergie thermique d'environ 0,003 €/kWh, soit 10 fois moins que pour les autres moyens de productions. L'investissement serait d'environ 2 000 euros par kW, soit 20 000 € environ par E-cat.
Une entreprise italienne organise l'industrialisation et la commercialisation du E-cat. Deux entreprises commercialiseront les E-cat aux USA et l'entreprise grecque Defkalion Green Technologies assurera la commercialisation exclusive en Grèce et sans exclusivité dans le reste du monde. Andrea Rossi assure le développement technique. La production de masse est prévue pour fin 2011. (C'est ce qui était prévu au moment de la rédaction de ce papier, les choses ont changé de nombreuses fois depuis. Une demande d'homologation est en cours pour la commercialisation domestique. Il semble que l'obtention de cette homologation rencontre pas mal de résistances. Les plus optimistes parlent d'une mise sur le marché en 2015).
Le réacteur comporte un tube contenant de la poudre de nickel, de granularité nanométrique à micrométrique, avec un catalyseur, fortement compactée, dans laquelle on injecte de l'hydrogène sous une pression de 2 à 20 bar, qui provient d'un réservoir incorporé au E-cat. La réaction se produit à une température de 150 °C à 500 °C. Elle est régulée par l'apport d'hydrogène. L'hydrogène doit être sans deutérium (hydrogène lourd), qui arrête la réaction.
La réaction produit des rayonnements alpha et gamma, mais dans la version commerciale, un blindage de plomb de 50 kg les arrête et l'appareil en fonctionnement n'émet ni neutrons ni protons. Quelques heures après l'arrêt, il n'y a plus de rayonnement ni de déchets radioactifs, même au centre du réacteur[5]. L'étude du rayonnement et des isotopes de cuivre continue.
Les 100 g de nickel d'un équipement E-cat sont recyclés tous les 6 mois. La consommation de ce métal est donc très faible, si toute l'énergie consommée par les humains était produite ainsi, un pourcentage infime de l'extraction annuelle de nickel y suffirait. Le nickel est abondant sur Terre et n'est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et ceci doit être fait par des professionnels. Pour des amateurs qui voudraient essayer, le risque d'explosion est bien réel aussi et seuls des spécialistes de ces technologies savent l'éviter. Le E-cat est entièrement recyclable après une durée de vie de 15 à 20 ans, le nickel l'est à 90 %.
Source : Wikinews.